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Blason des Seigneurs de Verquigneul

Verquigneul est une petite commune de la banlieue sud de Béthune. Ce village a vu dès le début du Moyen Age, s'installer sur son territoire, comme cela s'est fait pour les fiefs principaux, une famille seigneuriale qui a pris le nom même de cette terre. Verquigneul a été le fief des "Verquigneul" comme Béthune a été celui des comtes de Béthune. Le conseil municipal de Verquigneul, par décision du 2 avril 1980, a décidé, sous réserve du droit de tiers, d'adopter pour armes de la commune, le blason des Verquigneul.

Le blason est constitué de deux éléments: d'une part d'un support dont la forme rappel le bouclier du combattant, mais qui diffère pourtant suivant les nationalités, par exemple, pour ne considérer que notre région (Nord), la pointe de l'écu français est constituée par une ogive renversée, alors que la pointe (la partie basse) de l'écu flamand ou espagnol est ronde, et d'autre part, par l'ornementation que porte cet écu.

La fourrure de l'hermine qui vit en Europe, est d'un blanc immaculé, sauf au bout de la queue, où elle reste noire, de sorte qu'un bouclier qui serait recouvert de plusieurs toisons de cet animal, présenterait une surface blanche avec, de place en place un semis de tâches noires, marquant les bouts des queues. C'est cette représentation stylisée qu'a retenue l'héraldique pour figurer la fourrure d'hermines et qui constitue le champ du blason des Verquigneul. Cette fourrure symbolisait la pureté. Le blason des Verquigneul évoquait la lutte du chevalier chrétien contre l'Islam, représentait par le croissant que l'on retrouve dans l'étendards des pays musulmans, mais qui, ici, est noir, car figurant l'infidèle (à l'Islam). Les armes de cette famille symbolisait l'origine de leur création, l'esprit même des croisades.

Le conseil municipal a décidé d'adopter pour son blason celui des premiers seigneurs, et de créer une médaille de la ville.

Sur cette médaille est gravée à sa partie supérieur, l'inscription "WERKENIUL" qui est l'orthographe sous laquelle apparaît pour la première fois, le nom du village, dans un document en latin, provenant des archives de l'abbaye de Saint Martin de Saint-Omer. Le document latin consiste en une bulle du Pape Lucius II, confirmant les droits seigneuriaux de l'abbaye de Saint-Bertin sur plusieurs églises du Nord de la France, dont celle de Verquin et celle de Werkeniul. La médaille porte sous cette inscription la date 1144, qui est celle de cette bulle pontificale. La partie centrale est occupée par le blason de Verquigneul. Enfin sous ce blason, apparaît le nom du village actuel.

Un gonfalon fut réalisé pour personnifier le village lors des cérémonies officielles.

D'autres vestiges du passé existent encore à Verquigneul.

Le "siège de justice" daté de 1502, taillé dans un bloc de gré, et sur lequel prenait place, selon la tradition, le seigneur, soit pour lancer une proclamation, soit pour donner son avis ou pour rendre un jugement, soit pour arbitrer des jeux ou des luttes au cours de festivités.

- Le portail d'entrée en pierre de taille de la ferme située au 8 rue Guy Mollet.

- Ce qui reste d'un autre portail dégradé au 2 rue des Soupirs.

- Le pigeonnier en pierre de taille, 12 place du Général de Gaulle.

Le premier à porter le nom des Verquigneul, fut Robert de Verquigneul, fils de Baudouin et d'Adelize. Ils obtiennent l'autorisation de construire à Verquigneul un "autel", dans un autre lieu que l'ancienne chapelle (document en latin de 1147).

Les Verquigneul se sont distingués dans l'armée mais aussi dans les ordres religieux, notamment en la personne de Florence de Verquigneul (née le 21/01/1559). Pendant la période trouble des guerres de religion, un relâchement s'instaure dans les monastères. Elle entreprend une réforme dans les monatères des bénédictines. Elle fonde à Douai en 1604 l'abbaye de "Paix Notre-Dame", à Arras en 1613 l'abbaye "Paix de Jesus", à Béthune en 1624 l'abbaye "Paix du Saint-Esprit".

Cette famille devait quitter le village définitivement au 14e siècle. Les familles qui lui succédent: Le Vasseur de Verquigneul, Preud'homme d'Ailly (ou d'Hailly).

D'après les recherches de Jean Baclet

Renseignements.

Béthune, ville du nord de la France, chef-lieu d'arrondissement du Pas-de-Calais, située sur le canal d'Aire, dans la plaine qui s'étend au nord des collines de l'Artois. Béthune est un port fluvial important, le canal d'Aire le reliant à la Lys et à la Deûle. Ancien centre houiller, Béthune doit reconvertir son industrie. Le Technoparc Futura marque cette volonté. Le beffroi en grès du XIVe siècle, haut de 30 m, domine la ville. Il est surmonté d'une loge de guetteur et d'une girouette représentant un dragon. Le Musée municipal est accueilli par l'hôtel Beaulaincourt, seul hôtel particulier du XVIIIe siècle ayant survécu aux destructions de la Première Guerre mondiale.

Au XIIe siècle, la peste frappa la région et décima la population. Les fossoyeurs furent en nombre insuffisant pour enterrer les victimes de l'épidémie. Deux maréchaux-ferrants de Béthune et de Beuvry fondèrent alors une confrérie de "!charitables!", la confrérie de Saint-Éloi (le saint patron de la corporation des maréchaux-ferrants). Composée d'un prévôt et de vingt confrères, elle se chargea d'enterrer les corps des victimes. L'association existe toujours et est à l'origine d'une procession annuelle. Béthune devint au XVIIe siècle une place forte, fondée par Vauban dans le cadre du fameux "!pré carré!", point d'appui de la deuxième ligne de places fortifiées installées sur la frontière de Flandre et du Hainaut. La ville fut dévastée pendant la Première Guerre mondiale, entraînant la reconstruction du centre-ville dans le style traditionnel flamand. Population (1990) : 24 556 habitants!; agglomération : 259 888 habitants.


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