Superficie : 354 hectares
Il se situe au Nord du Pays de la Gohelle, dont il ne fait plus partie, dans une plaine peu élevée (27 mètres au dessus du niveau de la mer). Quelques buttes à peine perceptibles, dont l'une dénommée ironiquement "Mont-Sans-Pareil".
Terrains quaternaires : dépôts au fond des marécages et le long de la Loisnes, principalement formation de Tourbe.
Terrains tertiaires : La partie supérieure du sol de Verquigneul est essentiellement constituée par deux couches de limon tertiaire. La couche supérieure, à la fois sableuse et argileuse constitue essentiellement la terre à betterave et la terre à brique. La couche inférieure est très calcarifère et jaune d'ocre.
La Loisnes est un petit cours d'eau qui prends sa source à Hersin et se jette dans la Lys. Elle traverse la commune.
La terre est très fertile est partout soumise à la culture : blé, pommes de terre, betteraves, colza.
1144 |
Werkeniul | 1331 |
Weirkegnuel |
1147 |
Werquingnul | 1372 |
Werkigneul |
1184 |
Werkingnoel | 1462 |
Verquineul |
1215 |
Verkenuel | 1507 |
Verquinoeul |
1261 |
Werkignuel | 1724 |
Werquigneulle |
1305 |
Werchinel | Au XVII |
Werquigneuille |

7) Les fêtes et les expressions.
"La Sainte Barbe"
Ce qui reste à l'esprit plus particulièrement est l'expression : "quinzaine Sainte Barbe".
Une douzaine de jours avant la fête, beaucoup de mineurs (volontaires) restaient au fond de la mine où ils dormaient même, pour abattre le plus possible de travail pour gagner plus d'argent en prévision de la fête. Leurs épouses et filles leur apportaient à manger au carreau et les repas descendaient par la cage (époque fin du XIXème jusqu'en 1914, date charnière semble-t-il). Parmi les vieilles personnes du village reste une locution familière: "le curé a fait sa quinzaine Sainte Barbe", lorsqu'il a célébré beaucoup de cérémonies la semaine.
Ce jour là, tous les mineurs assistaient à une messe (conviction ou obligation-c'était l'époque des compagnies). A Noeux les Mines, les ingénieurs devaient porter un cierge! les hommes étaient en tenue, leur barrette bien cirée. L'après-midi se passait dans les cafés à danser au son de l'accordéon, à jouer à la toupie, au billon. Il y avait 24 cafés au village dont une bonne douzaine autour de la fosse. En effet avant 1920 on payait les mineurs dans les cafés.
De nos jours, la Sainte Barbe est restée une fête chômée, jusqu'à la récession (68 pour Verquigneul).
Actuellement elle est encore vivace en tant que fête des médaillés du travail (messe + banquet, un dimanche).
Les mineurs de Verquigneul travaillaient à la fosse 8 de Verquin, une rue simple à traverser.
L'église abritait et abrite toujours une statue de la Sainte Patronne; celle-ci était sortie et promenée dans les rues du village par les mineurs lors des deux processions annuelles. (juin et 15 août).
"Faire Bourdis"
Epoque fin du XIXème.
A la Saint Jean-Baptiste, le 24 juin, la fête païenne du solstice d'été était récupéré par la religion et on "faisait bourdis" à ch'ti boclet au p'tit bois (endroit situé près du marais qui était moins important qu'à présent).
Une procession qui partait de l'église et on sautait au dessus des feux. Le terme "bourdis" viendrait du mot brandons que l'on retrouve dans un terme local "bours" qui désignait un feu allumé autour d'un bâton pour détruire les chenilles. Bourdis désignaient les feux allumés au premier dimanche de carême, dans de nombreux villages d'Artois. En 1888 plus de quarante village d'Artois la pratiquaient encore.
"Le mariage de Verquigneul"
Il faut signaler d'abord que la seigneurie de Verquigneul était fort important. Cette famille a quitté le village au XIVème siècle (voir Histoire de Verquigneul). Lorsqu'une des dames de Verquigneul épousa un jour un de ses valets la réprobation fut profonde et on créa à cette occasion un jeu où le valet et la dame étaient associés.
La Sainte Eloi
Fêtes des cultivateurs à Verquigneul.
Elle remonte au plus loin de la mémoire des fermiers et de leurs aïeux. Elle consistait essentiellement en une messe avec une bénédiction de morceaux de pain que les fermiers mangeaient et dont ils donnaient une part aux bêtes. (symbolique santé et fécondité).
Insensiblement cela a évolué et au pain est venu s'ajouter le pain-gâteau plus particulièrement réservé aux humains (vers 1930-abbé Charles).
Chacun à son tour les fermiers payaient la messe et le gâteau. Celui qui recevait la croûte prenait la suite l'année suivante. Les vieux fermiers continuent la cérémonie, les jeunes la suivent peu. Aussi ce sont souvent les mêmes qui payent. Une messe et un banquet marque ce jour.
8) Le passé de la région Béthune.
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Les Celtes, les Romains, qui y édifièrent un château, puis les Francs habitèrent successivement Béthune et vivaient dans les huttes. Vers 502, l'évêque d'Arras, Saint Vaast, évangélisa Béthune. La première église, douze clochers et le prieuré de Saint-Pry furent construits. |
Au XIème siècle, des séismes et des inondations ravagèrent la région. En 1188 c'est une épidémie de peste noire qui frappe la ville. Une nuit deux maréchaux-ferrants, Germon et Gauthier, font le même songe et décident de fonder la Confrérie des Charitables, dont la mission est de porter secours au mourant. |
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Depuis, les mêmes règles de charité se sont perpétuées. Les charitables, recrutés parmis les personnalité béthunoises, et vêtus de leur habit traditionnel, portent à leur dernière demeure les défunts, riches comme pauvres. L'hiver ils distribuent "le pain des pauvres". |
La Charte de 1346, récompense Béthune de son héroïque résistance au cours de la guerre de Cent Ans. Elle en fait une commune et lui permet de construire un beffroi. Au Moyen Age le beffroi est l'orgueil des communes de Flandres et d'Artois. Il est le signe de leurs privilèges. Fortifié comme un donjon, il contient des cloches et un carillon qui sonnent les heures d'allégresse ou le glas. |
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Il renferme aussi la "bancloque" ou cloche du ban, qui appelle à la réunion les membres de la commune. A son sommet des guetteurs veillent nuit et jour à la sécurité publique. La seconde moitié du XVIème siècle est troublée par les guerres de Religion. A la volonté des réformés (luthériens et calvinistes) de vivre selon leur foi, |
s'ajoute celle de lutter contre le despotisme des représentants de l'Espagne, qui occupaient alors l'Artois. Les iconoclastes (secte qui proscrivait le culte des images) exercèrent leurs ravages à Béthune. Au début du XVIIème siècle, la France dispute l'Artois aux Espagnols. En 1645, la ville est emportée en présence de Gaston d'Orléans, Vauban construit les bastions et les remparts. |
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Pourtant, Béthune est encore assiégée par les Hollandais. Elle ne sera restituée à la France que par la paix d'Utrecht en 1713. Désormais son histoire se confond avec celle de la France. Béthune souffrit particulièrement lors des deux dernières guerres. La résistance et la conduite héroïque de sa population lui valurent d'être décorée de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur. |
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Carte ancienne de la
région de Béthune - Verquigneul |
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Photos anciennes disponibles.