Les travailleurs chinois

 

Le camp de Noyelles


C'est en 1915 que les Anglais s'intéressent à Noyelles sur mer dans la Somme près d'Abbeville qui fut choisi comme quartier général, base de réserve et hôpital général. Les travailleurs chinois y furent hébergés .


Noyelles : Sous la pierre, la souffrance .


Dès décembre 1916, les Chinois y sont arrivés exténués dans des wagons de marchandises en provenance du Havre. Les Anglais les encadraient.
Le camp comprenait des baraquements pour loger les coolies, un hôpital et une prison car la discipline était très stricte : interdiction absolue de sortir du camp qui était entouré de plusieurs enceintes de barbelés.

On estime que 90000 Chinois sont passés par Noyelles.


Le camp est transformé aujourd'hui en cimetière. C'est le plus grand cimetière chinois en France. On y compte 842 stèles.

 

Le travail des Chinois

En 1916, les Chinois ont été recrutés de manière massive dans les provinces du nord de la chine.

Leur contrat était précis :

chaque Chinois accepte de travailler 3 ans : 10 heures par jour, 7 jours sur 7. Pour cela il est payé 1 franc par jour.

Leur travail :

Les Chinois sont employés au chargement ou déchargement du matériel de guerre et de marchandises, à l'entretien des lignes de communication, au creusement de tranchées.
En 1918, ils étaient employés à déterrer les cadavres ou dégager les mines.

Avec quel matériel ?
Des brouettes formées d'une sorte de triangle de bambou, à la pointe duquel était fixée une roue .
Des bambous porte-fardeaux portés par deux hommes.
Ils défrichaient la campagne à la bêche et à la fourche à dents.

En 1921, ils furent renvoyés sur leur terre natale.

 

Leurs coutumes, leurs habits, leur nourriture

Les habits :
Les Chinois sont vêtus de vestes matelassées, de pantalons au fond ample, de mules matelassées. Ils portent une petite calotte.

Leur nourriture :
Ils mangeaient du riz, de l'ail sauvage. Ils raffolaient des pommes même des pommes à cidre qu'ils payaient un franc la pomme !

Leurs coutumes :
Ils gardaient fièrement leurs traditions culturelles : beaucoup de camps étaient ornés de lanternes et décorés d'ornements artisanaux. Ils faisaient flotter des cerfs-volants colorés, marchaient sur des échasses, fabriquaient des dragons et des sortes de bateaux.

 

La vie des Chinois dans les camps

Les Chinois étaient généralement traités comme des hommes inférieurs

Les gardes et les officiers anglais battaient les Chinois comme des chiens.

Ils mouraient à cause des maladies, du manque de nourriture, des travaux inhumains et du climat.

La couleur de leur peau semblait déterminer le destin des rebelles : Ils étaient fusillés sans être jugés.

Les sorties étaient interdites. Si un Chinois s'évadait, il était battu à mort lorsque les Anglais le retrouvaient.

A Calais, ils travaillaient à pieds nus sans manteau d'hiver.

 

Localisation des cimetières chinois en France

Il y a 17 cimetières chinois en France :
- 9 dans le Pas-de-Calais dont 1 à
SAINS-en-GOHELLE
- 4 dans la Somme
- 1 dans les Bouches-du-Rhône, 1 en Seine-Maritime, 1 dans l'Oise, 1 dans les Vosges.

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