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 L'HISTORIQUE DE NOTRE ECOLE...



les lois qui ont donné naissance à l'école primaire publique en France:




Le 28 juillet 1833

Ministre de l’Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui va bouleverser l’enseignement primaire. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à se munir d’au moins une école primaire de garçons et à entretenir au moins un instituteur. De plus, chaque département français doit désormais disposer d’une École normale d’instituteurs. Par ailleurs, les établissements privés sont légalisés et l’instruction religieuse maintenue. L’instruction publique sera modifiée plus tard par les lois Falloux et Ferry.



Le 15 mars 1850

Promulguée sous l’impulsion d’Alfred de Falloux, alors ministre de l’Instruction publique, cette nouvelle loi instaure la liberté de l’enseignement secondaire. Elle fait la distinction entre l’enseignement public, à la charge d’une commune, d’un département ou de l’État, et l’enseignement privé, auquel est accordé une grande liberté. Par ailleurs, elle favorise l’enseignement catholique dans les établissements primaires et oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école de filles. Contraire au principe de laïcité dans l’enseignement, cette loi sera finalement abrogée. En 1881 et 1882, les lois Ferry seront promulguées.




1867 la loi Duruy

En France, la loi Duruy (du nom du député et ministre Victor Duruy), en 1867, décide que les instituteurs des écoles publiques seront des laïcs et impose l'ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de cinq cents habitants. Elle modère donc les effets de la loi Falloux qui a beaucoup contribué à transformer la question des rôles de l'État et de l'Église catholique dans l'école en une lutte politique des Républicains laïcs et anticléricaux contre les catholiques qui appuient la politique pontificale de Pie IX (1864, condamnation d'une école affranchie de l'autorité de l'Église, par le Syllabus).





Le 16 juin  1881

Alors ministre de l’Instruction publique, Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l’école. Depuis 1879, l’homme politique promulgue une série de textes afin de promouvoir l’école publique et d’affaiblir le poids de l’Église dans l’éducation des jeunes français. Dans ce contexte, une nouvelle loi paraîtra encore le 28 mars 1882, rendant l’enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L’instruction civique remplacera dorénavant l’instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. C’est ainsi que seront posées les bases de l’enseignement public en France.


Jules Ferry a donc tenu la promesse qu’il avait faite à Paris le 10 avril 1870 : " je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ".

 Janvier 1959 

Les enfants devront dorénavant suivre leur scolarité jusqu’à l’âge de 16 ans. La loi Ferry de 1881 établissait l’école obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans. En 1936, la durée d’obligation passa à 14 ans. Cette décision contribuera au développement de l’enseignement secondaire et à la création des collèges


Le 10 juillet 1989

Une grande partie de la loi est destinée plus à rappeler ou à instaurer des principes généraux et objectifs qu'à instaurer des modifications précises du fonctionnement. En particulier, son article 1er a valeur de programme pour le système éducatif tout entier et commence par cette phrase :

« L'éducation est la première priorité nationale. »
    — Loi Jospin, art. 1er, aujourd'hui Code de l'éducation, art. L. 111-1.

La loi souligne que l'élève ou l'étudiant doit être un acteur de sa propre orientation et non la subir.
La loi rappelle l'existence d'une « communauté éducative » déjà affirmée par la loi Haby. Elle insiste sur la nécessité d'intégration des élèves et étudiants handicapés.
Parmi les objectifs de la loi figure celui de conduire l'ensemble d'une classe d'âge au niveau du certificat d'aptitude professionnelle (CAP) ou au brevet d'études professionnelles (BEP) et 80% de la même classe d'âge au Baccalauréat.