Avant-propos
de l'enseignante
J'ai
d'abord été très séduite par la démarche de la main à la pâte
découverte de façon
pratique lors d'un stage en juillet 2001.
Son
côté pluridisciplinaire m'en confirmait le grand intérêt.
Travailler les
sciences pour se confronter au réel, mais aussi apprendre à
verbaliser, structurer
son langage, raisonner, anticiper, s'enrichir de l'expérience des autres, la respecter, développer
sa propre personnalité, acquérir des savoir-faire d'habileté
manuelle...
Puis,
sur le terrain, l'envie s'est faite moins pressante, refoulée par
l'idée de mettre en place un
grand nombre de matériel et surtout celle de ne pas être un professionnel
des sciences.
Ce
n'est donc qu'en février que j'ai mis en place les premières
séances à raison d'une
heure/semaine avec mes élèves de grande section, aidée de 4
intervenants, de l'institutrice spécialisée au cours d'une période, sous les conseils
de M. Morival, conseiller pédagogique du site
pilote de Bully-les-Mines et
correspondant départemental de " la main à la pâte ".
Le
thème de l'eau était choisi et les phénomènes à étudier : ceux des
capacités/volumes, de la
flottaison,
des écoulements d'eau
et des mélanges.
A
la fin de chaque séance, un regroupement des divers ateliers permettait de lister les
constats de l'activité après lecture des affiches réalisées.
A
la fin de chaque concept, un bilan est écrit (sous forme de dictée
à l'adulte)
afin de garder une trace dans le cahier d'expériences des découvertes du
groupe-classe.
Remarque
de l'enseignante :
Le
terme hypothèse utilisé sur certains documents n'est pas à
prendre au sens "scientifique".
La
pensée hypothético-déductive n'est pas à la portée de l'enfant
de grande section.
Il
s'agit à chaque fois d'un essai de prédiction qui encourage et
nécessite une mise oeuvre expérimentale immédiate.
