
Le 21 septembre 1998, la classe de CM1 de notre
école est partie visiter le centre Denis Papin de Oignies. Il se
trouve à l'ancien emplacement de la fosse 2. En effet, nous nous
trouvons dans un ancien pays de mines de charbon.

Au début de la visite, on a vu le wagon
postal. C'est le dernier qui a fonctionné en France.
Aujourd'hui, on ne trie plus les lettres dans les trains. Ce
wagon fait partie du patrimoine et ne peut pas être restauré.

80 personnes triaient le courrier. Ils
mettaient un quart d'heure chacun pour trier 600 lettres. Sur
chaque casier est inscrit le nom des villes. Les sièges sur
lesquels ils étaient installés s'escamotaient sous les casiers.

Ce locotracteur servait à déplacer les wagons dans les gares
de triage. Il est de marque " Renault Régie
Nationale".

On appelle cette locomotive à vapeur une
Pacific 231 car elle possède 2 petites roues à l'avant, 3
grandes roues motrices et 1 petite roue à l'arrière. Elle
roulait à 100 km/h environ mais elle n'a jamais dépassé 60
km/h. Son immatriculation réelle est 231 C 78 car c'est la 78eme
a avoir été construite. Les roues motrices sont plus grandes
que notre camarade Ludivine ! Elles sont vraiment géantes
et la locomotive nous a paru immense !

On restaure la Pacific 231 en retirant toutes
les pièces les unes après les autres pour les remettre en
état. On restaure " avec courage et
patience " nous a précisé la guide. Les bénévoles
qui la réparent viennent d'obtenir l'autorisation de mise en
chauffe. Ce sera sûrement la Reine Mère d'Angleterre qui
viendra l'inaugurer le soir du 31 décembre 1999, à l'aube du
XXIeme siècle car c'est elle-même qui l'avait inaugurée en
1932.

Voici une vue de la Pacific 231 quand elle sera restaurée.
Quel long chemin encore à parcourir...

Tatiana est un locotracteur qui appartient à
un jeune passionné de 16 ans. Il l'a restaurée seul. Elle se
nomme une BDR.

Cette maquette est celle du
" Far-West ". Elle est démontable en 1
heure. Elle est souvent prêtée à d'autres expositions. Il y a
4 trains qui passent sous un tunnel. Notre guide n'en a fait
tourner qu'un seul.

Celle-ci possède beaucoup d'animations. Elle a
été réalisée par un monsieur de 75 ans. On y voit la gare
avec les personnes qui attendent le train, les usines avec des
ouvriers, il y a une messe dans une église, un fantôme dans un
château et un téléphérique qui va de bas en haut.
Malheureusement le train a été volé et le réseau est
désormais à vendre.

Cette grande maquette peut faire fonctionner 10
trains à la fois. Il y avait des vieux trains, 3 TGV et 1
Eurostar. Elle fonctionne à l'électricité 12 V et le décor
est très réaliste, bien qu'il soit constitué de jouets. Il ne
fallait pas toucher sinon l'ensemble s'arrêtait. On a bien
aimé, c'était formidable et magique. On serait bien resté plus
longtemps.

Dans la salle centrale se trouve la machine à
vapeur, moteur de l'extracteur (ascenseur du puit de mine). Sa
puissance de 3800 chevaux permettait de monter les hommes à 12
mètres par seconde ou les wagonnets de charbon à 18 mètres par
seconde. Le puit avait une profondeur de 475 m. On a pu voir un
bout de cable dépasser de la molette. Cette machine, construite
à Mulhouse en 1932, s'est arrêtée en 1977 en même temps que
la mine.

Tout le monde a aimé la visite. En plus on a vu des choses
intéressantes. Les deux guides ont été très gentils. Nous
remercions aussi Madame Grébeau pour nous avoir accompagnés.
Cette page a été écrite, photographiée
et scannée par les enfants
de la classe de CM1 de l'école Brossolette de Oignies.